Synopsis:  

Dublin, 1976.
Neil McCormick n’en doute pas : une vie de rock star l’attend. Avec son frère Ivan, ils vont créer Shook Up, le plus grand groupe de rock du monde !
Au même moment, Paul, leur camarade de classe, crée son propre groupe, U2, et se fait appeler Bono.
Mais Neil est persuadé que Paul n’a pas l’étoffe d’une star et que dans son ascension vers la gloire, Shook Up laissera U2 loin derrière lui…

 Bande Annonce: 

  La critique (par critique-film):  

Robert Sheehan c’est le petit irlandais qui a réussi à se faire un nom en peu de temps. Sa petite gueule d’ange, son accent irlandais et ses répliques corrosives ont fait de lui le chouchou des fans de la série anglaise Misfits. Dans Killing Bono, on s’attend à revoir ce genre de personnage un peu décalé qui n’a pas la langue dans sa poche. Et c’est plus ou moins le cas. Même si Ivan est beaucoup plus sage que le Nathan de Misfits, il use toujours à merveille de cette ironie qui fait sa marque de fabrique. Cependant, Robert Sheehan nous dévoile une nouvelle gamme de couleurs à sa palette de comédien, et reste d’une justesse et d’une crédibilité sans faille du début à la fin, aussi bien dans les moments de doute que dans les moments de rage.

Robert sheehan par ci, Robert Sheehan par là… Pourtant les autres acteurs ne sont pas en reste et on remarquera l’interprétation haute en couleur de Pete Postlethwaite (Inception, Romeo + Juliette…), en propriétaire gay sexagénaire qui aime faire la fête comme un ado de 16 ans dont les parents ont déserté le cocon familial pour le week-end.

A vrai dire, les personnages possèdent tous un petit grain de folie, une petite touche particulière qui les rendent uniques et participent à rendre ce film plaisant.

Killing Bono c’est l’histoire de l’ascension de U2 vers les sommets de la gloire, mais aussi et surtout la descente aux enfers d’un loser de première catégorie, entraînant les personnes qui lui sont chères avec lui dans sa chute. Les histoires des deux groupes se construisent en parallèle: Plus U2 devient célèbre, plus Neil Mc Cormick sombre jusqu’à en devenir pathétique. Que ressentir si ce n’est de la pitié face à ce personnage qui détruit son frère et son groupe par orgueil et qui se détruit lui-même par la même occasion ? Chaque décision qu’il prend s’avère catastrophique et l’on voit ce personnage s’enliser dans la boue alors qu’il cherche à en sortir.

Face à lui, Bono est LE gentil par excellence. Non, monsieur Bono n’a pas la grosse tête et oui, même célèbre, il est toujours présent pour aider ses vieux copains du lycée. Bono est cool, Bono est aimable, Bono est grand (enfin pas tant que ça si on enlève son chapeau), Bono est parfait. Ok, on le sait tous, Bono c’est un chic type qui pourrait récolter des prix Nobel de la paix, mais est-il bien utile d’en rajouter ? Son personnage en devient terriblement fade et bien peu rock n’ roll.

Autant le dire tout de suite, les fans de U2 seront terriblement déçus. On ne voit quasiment pas les membres du groupe (ou du moins les acteurs qui les représentent….) pas plus que l’on entend leurs chansons. On s’attendait à un film rock qui allait faire sauter les fauteuils rouges des salles obscures, on se retrouve avec un film bien mené malgré quelques longueurs, mais qui déçoit un peu côté musique. Alors que reste-t-il à ce film ? Il lui reste la fraîcheur d’une comédie sans prétention et la joie de l’atmosphère irlandaise.

Tout le film joue sur le comique de situation, sur la fraicheur des acteurs qui parviennent à faire passer de l’humour dans un texte et un scénario presque banal… au final, les situations deviennent cocasses et on se surprend à sourire voir à rire devant les pérégrinations de cette équipe de bras cassés passionnée et ambitieuse.

 Verdict:  8/10