Synospis: 

L’épopée de Brian Wilson, chanteur et compositeur des célèbres Beach Boys dont l’enfance difficile la rendu schizophrène. Ce biopic est biensur accompagné de leurs incontournables mélodies !

 Bande Annonce: 

 La critique (custom51) :

Admettons que l’on puisse découvrir la musique des Beach Boys à l’âge adulte. Imaginons que l’on puisse passer toute son enfance sans jamais croiser un de leurs tubes au détour de la bande FM et découvrir un jour un titre des Beach Boys. Ce n’est pas mon cas, tant leur musique est à elle seule la bande originale de mon enfance.
Mais bref, imaginons !

Je pense qu’à la première écoute on remarquerait surtout la naïveté et l’aspect frais et spontané de l’ensemble. Après une écoute plus attentive on constaterait qu’il n’y a aucune part de naïveté et de spontanéité dans la musique des Beach Boys ! L’oeuvre est en réalité complexe, réfléchie, riche. Et le génie même de la chose c’est d’avoir proposé quelque chose de ce niveau et l’avoir rendu si accessible pour tous, presque universel.

Il en est certainement de même pour l’esprit de Brian Wilson, le compositeur de la fratrie. Un esprit complexe, réfléchi, si riche qu’il surfe constamment non pas sur les vagues de Kokomo mais plutôt sur le ressac de la maladie mentale. Mais si vous aviez rencontré Brian, je pense que de prime abord vous l’auriez sans doute jugé comme sa musique : naïf et spontané, loin de vous imaginer la torture psychologique à laquelle son esprit l’oblige à faire face chaque jour.

La musique de Brian est à l’image de son esprit. (Ok les mecs, dire ça d’un compositeur c’est la logique même, je vous l’accorde).

Là où ce Love & Mercy est brillant, c’est que si la musique de Brian est à l’image de son esprit, le film est lui à l’image de sa musique !

Après un visionnage, j’ai l’impression d’avoir vu un biopic simple, rythmé, émouvant mais peut être un peu naïf et trop spontané comparativement à un Whiplash plus « prétentieux » par exemple. Toutefois, je reste certain qu’il est beaucoup plus réfléchi et complexe que ce qu’il n’y parait. Contrairement au film mentionné au déçu ce Love & Mercy par sa simplicité et sa naïveté m’a fait partager plein d’émotions. J’ai passé un tellement bon moment de cinéma, chose rare ces temps ci, que j’ai déjà hâte de le revoir pour mieux l’apprécier.

Et par dessus tout, Love & Mercy termine de réhabiliter le talent de Brian Wilson et enfonce le cousin Mike Love (qui aux yeux de certains est LE Beach Boy). Rendons à Brian ses lauriers et auréolons le de gloire !

 Verdict:  9/10