«Baby Angel» le nouvel et attendu EP de Mani Orrason est sorti en cette fin juin! Comme Il a pu nous le montrer il y a presque 1 an avec Picture I Recall qui annonçait la préparation de l’EP ainsi qu’avec I Swear It’s True  en fin Mars dernier; le thème est orienté sur l’histoire amoureuse de Màni et son ami. À l’occasion de la sortie de ce 6 titres nous avons pu discuter avec Màni au sujet de «Baby Angel».

Les clips Privilege of Time  et Numb  qui en sont fraîchement issus sont de véritables perles !


Pour la petite histoire, Màni islandais de 21 ans sortait son 1er album, «Repeating Patterns» il y a presque 5 ans. Fed All my Days de ce dernier l’a propulsé en Islande. Encouragé par les résultats de l’album il sortait en 2016 l’EP «Wake me Up» et au printemps 2018 son 2ème album «I Woke Up Waiting». Belles confirmations de son talent qui l’ont poussé à récidiver cette année: «Baby Angel» respire le souci de la qualité.

Le message de l’EP ?

«L’EP parle de tomber amoureux. Sorti d’une période de dépression, j’ai rencontré mon partenaire. Les chansons de ce Maxi sont une bande sonore des premiers mois de notre relation. Ce fut une période vraiment belle et libératrice pour moi. En partie pour abandonner mon cynisme, apprendre à écrire doucement, naïvement et avec innocence. Ce fut un passage très bouleversant autant dans ma carrière artistique, ma vie personnelle que tout le reste. « Baby Angel » est la retranscription audio de tout ça.»

Ainsi le prélude de «Baby Angel» commence par nous dévoiler son rêve de rencontrer ce partenaire encore sans nom. Puis les titres s’enchaînent, nous propulsent dans cette partie intime de la vie de Màni. L’aventureux et entêtant Privilege of Time  est clairement le Banger de cet EP! D’ailleurs Màni se serait inspiré autant de Bruce Springsteen que de Carly Rae Jepsen pour l’élaboration du titre. Il apprécie particulièrement leur façon d’écrire sur l’amour et le désir.

 

«Je voulais faire référence à tout le monde. De Bowie jusqu’à Charli xcx en passant par Kanye. J’étais vraiment inspiré par la culture musicale actuelle. La liberté de faire ce que l’on veut autant dans le genre que dans le style. Je pense aussi que d’une certaine façon, un EP peut être un excellent format pour aller dans différentes directions, voir ce qui plaît et ce qui est excitant. J’ai vraiment apprécié cette liberté sur l’élaboration de Baby Angel.»

I Swear It’s True:

Les variations de cette relation sont projetées sous une belle palette de sonorités. I Swear It’s True est par exemple plus nocturne: Le long d’un mystérieux trajet, dans une vieille voiture enfumée, posté sur la banquette arrière, le visage orné de paillettes, Màni semble partir à une soirée… Pourtant on ne sait ou il va ni pourquoi. Sa musique nous accompagne, nous guide dans cette virée. C’est sous l’entrain de mélodies pointilleuses qu’il livre ses émotions au sujet des obstacles que la vie peut jeter sur le chemin de ceux qui sont amoureux. D’ailleurs Màni parle du moment où son amour commence et devient très rapidement à son insu une relation à distance. Confronté à ce défi il se rattache aux premiers jours de leur histoire, là où tout semblait plus facile. Ainsi il transforme un moment charnière de sa vie en pop synthétique et lunaire dotée d’un tempo irrésistible !

En outre avec «Baby Angel» Màni a exploré de nouveaux horizons en matière de sonorités. Bien qu’absolument tous les titres soient intéressants Numb semble être une part importante des fondations de «Baby Angel», un témoin des soirées moroses de Màni Orrason.

Est ce toi qui écrit toutes les paroles ?

«Jusqu’à aujourd’hui, j’ai écrit et produit toutes mes chansons. Mais pour cet EP, j’ai collaboré avec le producteur Nikolai Potthoff. J’ai du mal à définir ce qu’est exactement une chanson. Je pensais qu’une chanson n’était que des paroles et de la mélodie. Mais, surtout aujourd’hui, la production est si vitale qu’elle est comme le troisième pilier d’une chanson.»

Tu utilises plus de synthétiseur sur «Baby Angel» que sur tes autres EP et Albums. D’où vient ce désir ?

«J’ai toujours voulu faire de la musique comme je le fais aujourd’hui, mais à l’époque je ne savais pas comment la faire. Quand j’ai commencé à faire de la musique, j’ai travaillé avec des instruments que je connaissais. Les guitares et batteries étaient une évidence pour moi. Puis avec le temps ma musique a changée, s’est développée jusqu’à ce que j’en vienne à faire ce que je fais aujourd’hui. Alors m’est venu un désir de faire de la musique plus actuelle. Je voulais entrer dans le Zeitgeist, me sentir comme une partie du monde moderne et pour cela j’ai dû changer mon approche de la musique.»